Mise à jour applicable à compter du 9 juin

A partir de ce mercredi 9 juin, la France entamera la troisième phase de son déconfinement et un nouveau protocole sanitaire entrera en vigueur dans les entreprises. Publié le 2 juin sur le site du ministère du Travail, il assouplit les règles pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 dans la sphère professionnelle.

Fin du télétravail à 100 %

Le principal changement est le retour au bureau des salariés après plus d’un an de travail à distance généralisé. A la fin du moins d’octobre 2020, le télétravail cinq jours par semaine était devenu obligatoire pour les activités pouvant être effectuées intégralement à distance. Depuis début janvier, le retour sur site un jour par semaine était toléré. A partir du 9 juin, les règles seront davantage assouplies mais le télétravail restera recommandé jusqu’à la rentrée.

Ce mode d’organisation du travail est, en effet, « toujours considéré comme une des mesures les plus efficaces pour prévenir le risque d’infection au SARS-CoV-2 dans un objectif de protection de la santé des travailleurs », rappelle le protocole sanitaire. A ce titre, chaque employeur doit fixer, « dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les activités qui le permettent ». Les accords sur le télétravail peuvent s’inspirer de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 26 novembre 2020. Dans la fonction publique, le nombre de jours imposés de télétravail a été fixé, par une circulaire datée du 26 mai, à trois. Mais attention, il n’est pas question d’obliger les salariés à revenir au bureau cinq jours par semaine.« Un employeur qui contraindrait ses salariés de revenir sur site à 100 % à compter du 9 juin, enfreindrait le protocole », avait déclaré le 26 mai dernier la ministre du Travail, Élisabeth Borne.

Port du masque et distanciation sociale d’au moins un mètre

Le retour des salariés dans les locaux doit s’accompagner de « toutes les mesures d’organisation nécessaires pour limiter le risque d’affluence, de croisement (flux de personnes) et de concentration (densité) des personnels et des clients afin de faciliter le respect de la distanciation physique », précise le protocole. L’employeur peut ainsi définir une jauge précisant le nombre de personnes pouvant être présentes simultanément dans un même espace clos. Le paramétrage de la jauge à 4 m2 par personne a été retenu à titre indicatif afin de garantir une distance d’au moins un mètre autour de chaque personne dans toutes les directions. « Chaque collaborateur doit pouvoir disposer d’un espace lui permettant de respecter la règle de distanciation physique d’au moins un mètre par rapport à toute autre personne (ex. autre salarié, client, usager, prestataire, etc.) associée au port du masque ».

Pour limiter les contacts, les réunions en audio ou en visioconférence restent à privilégier. « Lorsqu’elles se tiennent en présentiel, elles doivent respecter les gestes barrières, notamment le port du masque, les mesures d’aération/ventilation des locaux ainsi que les règles de distanciation », poursuit le protocole.

Par ailleurs, il est de nouveau possible d’organiser des pots « dans le strict respect des gestes barrières, notamment le port du masque, les mesures d’aération/ventilation et les règles de distanciation ». Le protocole recommande que « ces moments de convivialité se tiennent dans des espaces extérieurs et ne réunissent pas plus de 25 personnes ».

Déjeuner par groupe de six personnes maximum

Quant à la restauration collective, les cantines devront respecter une jauge maximale de 50 % de leur capacité d’accueil. Les salariés pourront « déjeuner seul ou en groupe de 6 personnes maximum, venant ensemble ou ayant réservé ensemble, afin de limiter le nombre de contact ». Les tables occupées doivent être espacées d’au moins deux mètres les unes des autres, « sauf si une paroi fixe ou amovible assure une séparation physique ». Dans les files d’attente et pour tout déplacement au sein du restaurant, les convives doivent « respecter une distanciation d’un mètre » et porter un masque. Mais même si la pause déjeuner en groupe redevient possible, les restaurants d’entreprise sont incités à poursuivre la mise en place de « paniers repas à emporter et à consommer sur le poste de travail pour tout ou partie des convives ».

Retrouvez le protocole dans son intégralité

Source : https://www.dossierfamilial.com/actualites/emploi/teletravail-cantines-pots-ce-qui-change-en-entreprise-a-partir-du-9-juin-892108